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Rencontrons-nous
Dressant sa silhouette blanche et immaculée face aux caprices de l’Océan Indien, il veille sur les marins depuis près de deux siècles.
Bienvenue à Sainte-Suzanne, au pied du Phare de Bel-Air.
Plus qu'un simple repère maritime, ce monument emblématique du Nord possède un statut unique : c’est le tout premier et l’unique phare traditionnel de l’île de La Réunion, mais aussi l’un des plus anciens de l’hémisphère Sud. Véritable témoin de l'histoire maritime australe, il est aujourd'hui une étape patrimoniale et culturelle incontournable de la côte Nord.
Avant son édification, naviguer aux abords de la côte Nord-Est de La Réunion relevait du défi périlleux. Les récifs coralliens affleurants, la violence des alizés et la nuit noire ont causé la perte de nombreux navires marchands tentant de rallier la rade de Saint-Denis.
Face à ces tragédies à répétition, la décision est prise de construire un phare au sommet d'une falaise côtière : la pointe de Bel-Air. Allumé pour la première fois en 1845, le phare guidait les navires de commerce venus d'Europe et des Indes grâce à son éclat lumineux visible à plus de 40 kilomètres.
Haut de 20 mètres (culminant à près de 40 mètres au-dessus du niveau de la mer), il est entièrement maçonné en pierre de taille basaltique locale et chaux. Longtemps habité par des gardiens de phare qui se relayaient pour entretenir la flamme puis le mécanisme électrique, il a été automatisé avant d'être classé monument historique en 2012.
Si admirer le phare depuis son parterre de verdure est déjà un plaisir pour les yeux, le gravir est une véritable aventure !
Après avoir franchi l'épaisse porte en bois, vous vous engagez dans un escalier en colimaçon de 72 marches. À mesure que l'on s'élève, l'histoire des lieux se dévoile à travers d'anciens rouages et photographies d'époque.
Une fois arrivé à la lanterne de cuivre et sur la coursive extérieure, la récompense est magistrale :
À noter : Le Phare de Bel-Air est actuellement fermé au public pour travaux de rénovation. L’accès à l’intérieur et à la coursive est donc momentanément impossible.
Aujourd'hui, le phare de Bel-Air ne se contente plus de guider les navires : il éclaire la culture locale. Autrefois, l'ancienne maison des gardiens et les salles du phare étaient ouvert à des expositions temporaires mettant à l’honneur artistes, peintres, photographes et artisans réunionnais, le site est actuellement fermé au public le temps des travaux. Une nouvelle page s'écrira bientôt pour ce lieu emblématique, entre patrimoine maritime et culture locale.
Aux alentours du phare, l'ambiance appelle à la flânerie. Aménagé avec soin, le site offre de grands espaces ombragés sous les vacoas (arbres emblématiques du littoral réunionnais) avec des tables de pique-nique et des bancs tournés vers le large. C’est également une halte majeure sur le Sentier du Littoral Nord, idéal pour une promenade vivifiante au son du ressac.